Vendredi 14, Août 2026

JOHANNES BRAHMS (1833-1897) Quintette pour piano et cordes en fa mineur (op.34)
Après plusieurs essais (quintette pour cordes, sonate pour deux pianos) qui le laissaient insatisfait, Brahms, sur les conseils de Clara Schumann, adopta cette version définitive pour piano et cordes. Créé en 1866, c’est un des chefs-d’œuvre de la musique de chambre par sa construction, son intensité, son souffle ,son ampleur, en quatre mouvements. ALLEGRO NON TROPPO : au thème initial annoncé par le piano répondent les cordes à l’unisson. Vigueur et lyrisme caractérisent ce premier mouvement. L’ANDANTE, sorte de berceuse romantique, mêle nostalgie, étrangeté et rêve propres au Brahms nordique qui se révèle pleinement dans le troisième mouvement, le SCHERZO et ses envolées rythmiques fièvreuses alliant solennité et inspiration populaire. Un thème large et expressif ouvre le FINALE, suivi d’une grande richesse thématique autour de l’ombre et de la lumière, de la plainte et de la puissance. L’œuvre s’achève par un presto où les cordes chantent avec fougue sur de larges et radieux accords de piano.

WOLFGANG AMADEUS MOZART (1756-1791) Concerto Nº 12 pour piano en la majeur (K414)
Composé en 1785, il comprend trois mouvements. L’ALLEGRO s’ouvre sur une introduction orchestrale, poursuit sur un rythme de marche repris par le piano qui lance un dialogue tendu et dramatique avec les cordes. L’ANDANTE, en hommage à Jean-Christian Bach, très inspiré et riche de modulations, déroule un chant empreint d’émotion. Dans l’ALLEGRETTO, en fait un rondo, les cordes exposent le refrain solennel et doux et dialoguent avec élégance avec le piano.

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