Dimanche 8 Août

Année consacrée au 100ème anniversaire de

la mort de Camille Saint-Saëns

Camille Saint-Saëns
Camille Saint-Saëns

Dimanche 8 Août

18h, Église Sainte-Eugénie de Saillagouse

Programme

Antonín Dvořák (1841 – 1904)

Quatuor nº 2 en mi bémol majeur, B. 162, Opus 87 pour violon, alto, violoncelle et piano (1889)

  • Allegro con fuoco
  • Lento
  • Allegro moderato, grazioso – Un pochettino più mosso
  • Finale. Allegro ma non troppo

Camille Saint-Saëns (1835 – 1921):

Introduction et Rondo capriccioso, Op. 28 pour violon et piano

Le Carnaval des animaux (1886)

Ala Voronkova, violon

Joan Palet, violoncelle, basse

Nicolas Licciardi, piano

Guerassim Voronkov, piano, violon, alto

Commentaires

ANTONIN DVORAK (1841-1904) : QUATUOR N°2 pour piano et cordes en mi bémol majeur OP. 87

Le quatuor, composé en 1889, s’ouvre sur un ALLEGRO CON FUOCO qui énonce avec vigueur le thème principal. Ce feu slave est suivi d’un LENTO, cœur spirituel de l’œuvre, romance d’une mélodie sereine, non dénuée de passion. Le troisième mouvement, ALLEGRO MODERATO, grazioso – un pochettino più mosso, alterne valse lente et langoureuse et rythme entraînant et animé. Le Finale, ALLEGRO MA NON TROPPO renoue avec le dynamisme initial et mêle au tournoiement des airs de danse populaire le charme d’une mélodie romantique.

CAMILLE SAINT-SAËNS (1835-1921) : INTRODUCTION ET RONDO CAPRICCIOSO OP.28                                          pour violon et piano

La sérénade mélancolique de l’Introduction et la virtuosité joyeuse du rondo caractérisent cette œuvre de jeunesse, courte pièce de concert pour violon et orchestre (piano) composée en 1863.

CAMILLE SAINT-SAËNS: LE CARNAVAL DES ANIMAUX  (1886)

Composé au début de 1886, cette œuvre pour petit effectif orchestral avec deux pianos fut donnée à l’occasion du Mardi gras, à Paris, le 9 mars de la même année, puis devant Franz Liszt en séance privée. Saint-Saens ne voulait pas que l’œuvre fût jouée en public de son vivant, hormis « le cygne ».En effet  le très sérieux compositeur commet une plaisanterie musicale, pastiche et même raille des compositeurs (Rameau, Offenbach, Berlioz, Mendelssohn , Ravel, Rossini ) et des interprètes célèbres. Il reprend des chansons enfantines et se cite lui-même (la danse macabre).

Cette «grande fantaisie zoologique», sous-titre de l’œuvre, ne fut jouée en public qu’en 1922, Saint-Saëns ne s’étant pas opposé à des exécutions intégrales posthumes.

La succession des quatorze pièces donne à entendre et à voir des animaux et pas seulement :

Introduction et Marche Royale du Lion, Poules et coqs, Hémiones (ânes sauvages véloces), Tortues, L’Eléphant, Kangourous, Aquarium, Personnages à longues oreilles, Le Coucou au fond des bois, Volière, Pianistes, Fossiles, Le Cygne.   La quatorzième pièce, le Finale, fait défiler la parade fantasque et reprend la plupart des images sonores sur un rythme de ronde allègre et festive.